2. Comment définiriez-vous la raison d'être et la mission essentielle de ce DBA ?
Ce DBA part d'un constat : l'expérience seule se transmet mal, la méthode seule reste théorique. Le programme sert simplement à relier les deux. Le projet est une première dans l'espace francophone, construite sur trois institutions.
L'IMSG, en Suisse, apporte la rigueur académique internationale. C'est la première institution éducative helvétique accréditée B Corp, au Campus Biotech de Genève, aux côtés d'organisations comme Danone ou Patagonia Europe.
L'IAS, institut fondé en 1982 par Raymond Vatier, précurseur du bilan social, apporte une légitimité scientifique construite sur quarante ans d'existence. Son réseau réunit 800 chercheurs et praticiens, et l'association siège au comité scientifique de la FNEGE. C'est elle qui garantit la dimension mesure d'IMPACT des thèses.
Le Réseau C&D, parmi les premiers réseaux francophones d’enseignement et de formation professionnelle, ancre le programme dans la réalité des organisations. Il regroupe 14 écoles et 13 000 apprenants sur l’ensemble du territoire français.
Faire le lien entre ces trois institutions permet de réunir des enseignants de haut niveau qui donnent au programme sa cohérence.
3. Au fond, un DBA, c'est la possibilité de produire un projet de transformation, anticipateur, stratégique, associant recherche et action, avec un IMPACT majeur sur l'avenir de l'organisation. Comment le concrétiser ?
C'est exactement ce que nous demandons à nos doctorants. La thèse doit trouver une application opérationnelle dans l'organisation du candidat, c'est une condition de validation. Elle s'appuie sur le Problem Based Learning, une méthode qui part du terrain avant de mobiliser les concepts nécessaires.
Dès la première année, chaque doctorant identifie une problématique Hommes et Organisation à portée stratégique, comme la mesure de l'IMPACT humain d'une transformation managériale ou l'évolution du rôle du DRH sous l'effet de la CSRD (Corporate Sustainability Reporting Directive), ou le développement d’une nouvelle philosophie de gouvernance et de leadership face aux mutations technologiques, sociologiques et comportementales. Ce sont des questions concrètes qui occupent déjà les directions générales.
Le doctorant traite sa question avec une méthodologie de recherche-action, et produit au terme de trois ans une thèse académique ainsi qu'un livrable opérationnel pour sa direction. Le jury compte cinq membres, dont deux praticiens de haut niveau.
Le programme s'appuie aussi sur des figures reconnues des sciences de gestion : parmi elles, le professeur Jean-Marie Peretti, référence en relations humaines à l'ESSEC, le professeur Jacques Igalens, directeur honoraire de TBS à l'Université de Toulouse, le professeur Alain Lempereur, de Brandeis University, Harvard Business Law.
4. Comment les candidats seront-ils recrutés, sur quelles bases ? Pourront-ils suivre partiellement le programme ?
Nous recrutons des professionnels en activité. La condition formelle est 300 crédits ECTS ou un titre équivalent reconnu. Mais le diplôme n'est que le seuil d'entrée : ce qui compte, c'est la maturité professionnelle et l'existence d'une question organisationnelle assez substantielle pour nourrir trois ans de recherche. C'est pourquoi nous exigeons entre cinq et sept ans d'expérience.
L'admission est toujours précédée d'un entretien avec la direction pédagogique, qui évalue la pertinence du projet et sa compatibilité avec l'agenda du candidat. Le DBA a été conçu pour des dirigeants en poste : des ateliers espacés sur trois ans, et deux Bootcamps internationaux à Marrakech et à Saint-Martin.
L'investissement global est de 35 000 € pour les trois années, Bootcamps inclus. Un tarif qui reflète la qualité du corps professoral et l'accompagnement personnalisé par un directeur de recherche attitré.
La thèse est un tout indivisible, nous n'en découpons pas la logique. Les modules peuvent en revanche, dans le cadre d'accords spécifiques, faire l'objet d'une reconnaissance individuelle.
En résumé, nous pouvons estimer l’investissement temps à environ 1000 heures de travail, comprenant les ateliers, le travail personnel et d’investigation, la rédaction de la thèse professionnelle, soit une moyenne de l’ordre d’une journée par semaine.